LA MODE & LA PHOTOGRAPHIE DANS L’AGRICULTURE, par Mehdi Adjari & Claude Bastide

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En quoi, la mode et la photographies peuvent être deux mondes qui s’affilient à l’agriculture ?

Périgourdine mais aussi Parisienne par son déménagement pour ses études Annabel a donc analysé et lié des milieux si différents en apparence qui pourtant sont unis par leur commencement.

La mode par son terme si employé dans les écoles comme ESMOD à Paris est la manière de se vêtir qui représente la personne par sa simplicité ou sa complexité. La façon se se comporter en société et de s’habiller révèle beaucoup de l’Homme et montre son appartenance à un groupe social. L’être humain, par nature, ne veut pas être stigmatisé et montré du doigt donc par essence il se converti, s’adapte ou s’identifie par d’autres en se comportant et répondant à des codes.

La France est le pays tant aimé par les étrangers pour son style et son allure classe et unique en son genre. Regarder comment la Fashion Week motive tout être captivé par ce sujet. De New-York City à l’Equateur passant par Bangkok et Tokyo, elle est dans les têtes et les téléphones portables afin de ne pas être manquée. Elle joue sur les styles, les tendances et les genres. C’est le goût d’une époque et une recherche de l’esthétisme qui met à nu l’Homme dans les plus beaux endroits de la capitale. Les Maisons s’exécutent à la tâche et sortent des collections hors du commun pour un résultat haut en couleur. Une robe n’est pas un simple habit c’est une mise en avant de la personnalité de la personne qui la porte et c’est une mise en lumière d’une appartenance.

C’est pourquoi, les blogueuses et les blogueurs de mode sont partout et captent le meilleur moment pour dévoiler aux autres ce qui se fait. Alors oui, on parle souvent de ce que l’on porte et pourtant la mode concerne aussi les accessoires, le maquillage, le parfum… Le tout provenant de l’agriculture.

Si demain, la Maison de mode n’a plus de matières premières ? Elle ne peut produire et ne peut répondre aux attentes de ses clients. Elle a besoin de la personne qui produit. La dentelle de Calais ne se fait pas toute seule, par exemple. Mais alors, pourquoi, on ne parle jamais de ces cultivateurs pour décrire une robe, un style, un choix de marque pour pouvoir avancer. Une robe à 20, 50, 100, 3000 euros a bel et bien un produit unique et un matériau provenant du sol. Une avancée technologique peut se faire mais le naturel est toujours au rendez-vous. Le chanvre est un exemple de ce qui peut se faire et avancer comme ce qui se remarque avec les vêtements intelligents qui prennent leur place dans l’avenir du textile international.

Voici une innovation intéressante chers lecteurs :

Toutefois, pourquoi la France n’arrive pas toujours à produire et à travailler la matière première ?! C’est dingue on est un pays développé, on a les compétences, les personnes connaissant le métier et pourtant on envoie et on reçoit les matières pour les faire repartir au pays initial comme le lin et le chanvre.

Une explication politique concernant ceci ? Une envie soutenue par certains mais de l’argent en jeu… du temps pour la création ou la remise en place d’une filière.

La France est un pays qui a de l’avenir et il ne faut pas tout perdre à défaut de dire qu’on ne peut ou on ne sait pas faire… Tout est possible quand on veut …. et surtout tout peut se faire si on est soutenu. Alors, certes c’est un travail de longue haleine mais ne faut-il pas se « bouger » pour ne pas tout perdre face aux pays en voie de développement qui eux sont en expansion et ne se stoppent pas contrairement à nous.

Reprenons, ce qu’un homme, « excusez nous pour la mémorisation du nom qui s’est envolée », qui disait qu’avoir un algorithme performant et excellent est important toutefois si la data n’est pas là… on n’a pas de résultat…mais que si l’algorithme n’est pas parfait mais que les données coulent à flots on arrive toujours à nos fins. Où sont les données ? Facebook ? Amazon ? Google ? Direction les USA. Alors, ne perdons pas l’avancée qu’on ne pourra pas rattraper et avançons. Les algorithmes aussi font partie du secteur de la mode afin de comprendre le comportement du consommateur. Les facteurs humains sont également de la partie et amènent à des choix divers et variés. Comment comprendre une personne lorsqu’elle navigue sur le web. Qu’est ce qui l’interpelle ? Une pub sur les réseaux sociaux et son envie afin d’en observer une décision d’achat positive.

Un Pôle Excellence Rurale (PER) cuir a vu le jour en Dordogne en 2012 pour réellement débuter en 2014. Ceci est pour une mise en place d’une filière courte au nord du département. La Dordogne est certes connue pour son emblématique secteur touristique avec la multitude de grottes, de châteaux… et elle a aussi une nouvelle mise en avant par la maroquinerie-sellerie de renommée internationale, tels que Hermès, Repetto et CWD (créateur de selles sur mesure pour l’équitation). Même les éleveurs ont chang é leur manière de produire afin de permettre une perfection de la matière à l’heure de la mondialisation et de la concurrence aux bas prix. L’élevage va voir son évolution se faire pour amener à de l’excellence comme la France sait bien faire. Les changements s’opèrent notamment en remplaçant des fils barbelés par des fils lisses nus, et en améliorant les mesures de prophylaxie (traitement des parasites). Une opération d’aide à la modernisation des exploitations agricoles est ainsi cofinancée par des fonds européens à hauteur de 72 525 euros, par l’intermédiaire du Pays Périgord Vert et à hauteur de 54 000 euros pour le Conseil régional et le Conseil général. Le Périgord n’est donc pas un endroit en perdition mais un véritable plan économique et la mode « made in France » va le savoir. Et oui, le cuir n’est pas le seul phénomène. « Le Slip Français » a lui aussi donné sa chance à la Dordogne.

La personnalisation est elle aussi ancrée dans les tendances depuis quelques années. Ce n’est plus le client qui s’adapte au produit mais le produit qui s’adapte. Plusieurs marques le font à Paris également comme Kesslord où nous dessinons nos chaussures sur un ordinateur pour ensuite pouvoir avoir la paire parfaite à nos pieds. Et voici en vidéo une idée bien ingénieuse :

Alors, quel futur pour ce domaine ?

10380Mehdi parle du Congo. « Ce pays a une scène mode intéressante avec une fashion week. Il représente bien l’Afrique et la mode du futur car il utilise des matières naturelles comme du bois, du cuir… L’Afrique et la Chine sont deux pays captivants pour la suite du domaine. Concernant la France, on reste sur un marché de pièce unique avec le sur-mesure. Certaines marques qui ont souhaité s’axer sur de l’éthique ne sont pas toutes sorties du lot car il doit y avoir une éducation du consommateur ou même du citoyen face au développement durable, l’écologie et le protectionisme du savoir-faire. Tout ceci doit faire réagir et apporter la mise en place de branches d’études afin de préserver le patrimoine Français et par conséquent l’agriculture de notre pays. Pour ma part, je pense que dans le futur, le marché ne sera pas réellement accès pour la classe moyenne mais beaucoup plus sur de l’hyper luxe et une qualité basique pour la masse. »

De plus, comme dit plus haut, la cosmétique rentre elle aussi dans le domaine de la mode et amène des compositions assez originales telle que l’utilisation de la bave d’escargot. Et si cette production de niche tel que le lait d’aînesse permettait aux éleveurs de réaliser toute la chaine et ainsi collaborer avec de nouvelles marques innovantes à travers le monde. Le secteur de la cosmétologie est vaste et donne des idées pour le futur tout en servant également de moyen pédagogique vu que de nombreuses personnes s’inscrivent pour l’élaboration de leurs propres produits.

L’Homme post-moderne souhaite connaitre la contenance des produits qu’il utilise et qu’il mange et il est aussi dans une ère du changement tel qu’avec la tendance des métrosexuels, indiquant des citadins fortement soucieux de leur apparence.

Pour plus d’information, on vous invite à visionner ces quelques vidéos :

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Et le parfum, c’est lui aussi un porteur de sens qu’on utilise tous les jours pour faire enflammer une partie de notre personnalité. A base d’huiles essentielles, un parfum peut subjuguer et rendre accroc un individu à un autre. Chaque touche plus ou moins poivrée de l’odeur correspond à un être. Le choix de la subtilité des notes piquantes peut en dire beaucoup sur une personne.

On se rappelle de nos kits lorsqu’on était enfants pour élaborer nos potions endiablées pour montrer à nos parents nos talents pour créer et faire exploser nos sens. A voir les divers concepts des Maisons, ce sont de vraies recettes olfactives qui se préparent et se vendent. Le goût du consommateur est au coeur des innovations. Une simplicité d’utilisation et une sensation unique lors de la vaporisation. Le client d’aujourd’hui recherche de l’expérience, un vrai « wouah » qui l’envahit lorsqu’il utilise son produit.

Le parfum innovant, c’est ce parfum qui vous fait voyager et qui est le plus respectueux de la peau. Lors d’un congrès en 2014, Alban Muller avait mis en exergue l’idée d’avoir un film imperceptible sur la peau afin de protéger des allergènes. Ceci se ferait grâce à une céréale : le maïs.

Le parfum pourrait être un atout pour une seconde vie des céréales lorsqu’aujourd’hui on sait que la consommation de viande baisse et par conséquent la baisse de la consommation céréalière va t-elle aussi se faire ressentir. Une nouvelle manière de pouvoir gérer la production mais aussi la médecine. Imaginez, si on pouvait rendre un médicament agréable… Pourquoi, on vous parle de cela, c’est qu’en 2005, une étude scientifique menée à la Queen’s University de Belfast a été publiée afin de mettre en avant un parfum qui pourrait s’activer en présence de sueur. Il a été retenu, certes le concept innovant et plutôt marrant lorsqu’on sait que la vie va à 1000km/h et que parfois on ne contrôle pas toutes les odeurs, mais c’est surtout que cela pourrait également être utile dans d’autres domaines scientifiques par rapport à la « libération graduelle de certaines substances« .

La parfum va donc changer et mettre en avant des substances agréables pour l’Homme et pour son corps et sa santé.

La mode dans tous les sens du terme est dans un parfait changement et dans une alternative de la production et de la conscience humaine qui influe sur le comportement du consommateur et sa manière d’appréhender le monde de l’offre .

Si on va jusqu’à la la finalité de ce monde de paillettes, la vente se réalise par sa transparence et aussi sa mise en avant du produit. C’est pourquoi, on traite aussi le sujet de la photographie. Ce métier est un art qui sait faire sublimer un objet ou une personne. La photo est diverse et elle gagne les esprits en mêlant inspiration et pouvoir d’interprétation puis d’explication de l’auteur au public.

Tout d’abord, la photo met en valeur le travail d’un individu car ce monde tourné vers l’image, la sensibilité et la beauté décortique les faits et exploite un concept qui raconte une histoire ou bien une vie. Comme nous le dit si bien cette vidéo avec des étudiants en agro qui apprenne cette discipline et qui instaure un lien avec l’animal, la tenue de travail, leur métier et les matières. Tout ceci exprime une certaine fierté de montrer au reste de la société que leur métier concerne tout le monde.

Ce métier est inspirant et révélateur d’une notion de transparence pour que toute personne consciente puisse analyser et connaitre du début à la fin son produit. De manière sociologique et anthropologique le photographe éduque et de manière plus ou moins subjective relate des faits et souhaite dénoncer et opter pour une cause. En voici deux exemples : Le premier provient de Sciences et Avenir et un autre du Sud Ouest.

Ensuite, nous avons la photographie aérienne qui elle met en exergue la relation entre l’écologie et l’habitat. En 1997, Harper avait utilisé des photos aériennes afin d’étudier la structure sociale des fermes laitières de St Laurent County (Etat de New-York). Ainsi, une comparaison s’était opérée à travers les photos et le travail sur le terrain.

Le travail peut lui aussi s’observer et être en image. Grâce à l’image on peut étudier un processus de fabrication avec des données physiques du processus, tels que la condition environnante, les matières premières, les équipements, puis le fonctionnement comme les interactions sociales, les statuts et les rôles. (Vous pourrez voir ceci très vite lors d’un article parlant de la visite d’Agrophilia en Equateur)

De plus, la photographie permet aussi d’apprendre d’une société et observer une tendance à la standardisation ou à la diversité. Elle engendre aussi la prise de position pour l’Homme. Il doit apprendre à s’auto-catégoriser comme Beilin en 2005 qui lors d’une étude sur les préoccupations et les pratiques écologiques d’agriculteurs australiens avait donné un appareil photo à 18 familles. Il souhaite que ces familles puissent photographier les éléments les plus significatifs de la campagne environnante et par conséquent en sélectionner 12 considérées comme les plus représentatives, les classer et les commenter. Un travail d’analyser intéressant.

Ainsi, la photographie peut avoir divers aspects et amener à des analyses ou de l’apprentissage extérieur. C’est un révélateur de matières comme certaines marques de luxe françaises qui vont manager l’image de marque et l’apparence du vêtement. C’est ainsi, une prise de vue, un éclairage et une vraie connaissance du matériau qui va sublimer le produit et rendre amoureux le public et par conséquent donner un coup de coeur au client. Un petit mot sur une tendance forte d’Instagram :

 

Capture d’écran 2017-08-11 à 15.19.59Le petit mot de Claude, le photographe du festival, rappelle « la plupart des papiers que j’utilise sont à base de coton. Pour les encres, c’est un peu plus compliqué, ce sont des encres pigmentaires à base végétale que le fabriquant veut de moins en moins polluantes. »


Biographie de Claude Bastide :

Débutant la photographie en autodidacte, Claude Bastide fut remarqué par de grandes agences de presse et d’illustration et décida alors d’en faire son métier.
Il a collaboré avec diverses agences réputées dont PIX pour l’illustration générale, OROP – people : portraits d’artistes – Michel Field (plateaux du Cercle de Minuit), J.P. Cassel, Francis Perrin, Niels Arestrup, Alexandre Astruc, etc,  des photos de plateau (suivi de l’équipe de LA CINQ sur circuit de Formule 1 et reportages sur piste et photos de pilotes comme Ayerton SENNA ou Alain PROST) – réalisa des visuels pour la publicité (John DEER, Les Forestines, etc)
Il a aussi été durant trois années le premier assistant de Benjamin KANAREK, photographe de mode, au côté duquel il a travaillé sur de nombreux projets (Publicités Dim-Rosy, Le Bon Marché, etc) et pour des magazines tels que Jardin des Modes, l’Officiel, Votre Beauté, Femme, etc.
Un peu éloigné de l’images pendant quelques années, il est revenu aux racines de son art avec le but principal de créer des images très personnelles pour les diffuser en séries limitées numérotées avec certificats et choisi de proposer presque exclusivement des tirages de très haute qualité qu’il produit et réalise lui-même de bout en bout et travaille ses tirages grâce à la technique de la DIGIGRAPHIE® (by EPSON®)
Ses images sont distribuées par La Galerie Numéro 1 – Paris.
Expos et dates remarquables (récentes):
05/2017 : Salon International Arts et Peinture du LIONS CLUB
– 1° Prix Composition Graphique
– 4° place au vote du public toutes techniques confondues
09-10/2016 : Expo personnelle – Hotel de ville de Bourges
09/2016 : Exposition au Festival ART 3F à Bruxelles avec la Galerie N#1
05/2016 : Printemps de la Photographie (Romorantin-Lanthenay)
04/2016 : GMAC Bastille avec la Galerie N#1
03/2016 : Exposition au Festival ART 3F à Lyon avec la Galerie N#1
02/2016 : Exposition au Festival 4ART – Halle des Blancs Manteaux – Paris 4ème au sein de “LOVE etc..” et la Galerie N#1
02/2016 : Exposition collective “LOVE etc…” à la Galerie N#1 Paris 13ème
12/2015 : soutien de la marque de flashes professionnels Broncolor sous la forme d’une aide importante à l’acquisition de nouveau matériel
11/2015 : Sélection et exposition au “Coin des Photographes” du Salon de la Photographie de Paris – Porte de Versailles
Site Internet: http://www.claudebastide.com
Page FaceBook Pro: https://www.facebook.com/CbPhoto18/
e-mail: cbphot@me.com

Durant le Discovery Festival, Agrophilia voulait casser les codes de l’agriculture et des points de vue déjà mis en avant lors d’expositions. C’est pourquoi, cette expérimentation de l’agriculture par la féminité et la simplicité de ce que nous offre la Terre fut une véritable option pour amener le festivalier dans une ambiance complètement inédite et non-conformiste.

En voici quelques exemples:

Si vous désirez obtenir des photos du festival n’hésitez pas à CLIQUER 

–> Ainsi, la mode et la photographie sont deux mondes qui sont certes aux allures citadines comme les vernissages dans le 3ème arrondissements de Paris, mais sont aussi liées au domaine agricole  !