PLONGEES DANS LE BAIN !

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Après plusieurs mois passés à vadrouiller chacune de notre côté, nous nous sommes retrouvées à l’aéroport, heureuses et impatientes pour le départ… qui s’est avéré plus stressant que prévu.

Alors que nous étions tranquillement installées dans l’avion en direction de l’Allemagne pour prendre notre correspondance vers Buenos Aires, sereines, une bière à la main… et alors que nous avions entamé l’accélération pour le décollage, le pilote nous a fait une petite frayeur en freinant d’un seul coup avant de s’arrêter brusquement et de tenter un nouveau décollage. Vu que nous partions pour l’Allemagne il a eu l’amabilité d’expliquer ce qui s’était passé … en allemand. Autant vous dire que nous n’en menions pas large (12h d’avion c’est si peu) ! Mais quelques heures de vol plus tard, nous arrivions entières et fraîches comme des gardons à Buenos Aires: notre aventure en Amérique Latine commençait ce 3 mai 2016 !

Première photo de groupe en Argentine à Buenos Aires !

Cependant, le périple n’était pas fini. Pour arriver chez nos premiers hôtes, il nous fallait emprunter LE mode de transport argentin : LE BUS ! A ce moment nous étions à dix mille lieues d’imaginer que les bus deviendraient nos hôtels, restaurants, véhicules touristiques, douches, mais aussi moments privilégiés de rencontre avec les forces de l’ordre sud-américaines (cf : contrôle de nos bagages – anecdote rigolote, il a fallu deux hommes pour porter le sac à dos que Marine avait sur ses épaules tous les jours ! Marine ce héros )

Le bus et nous – histoire de vie et d’amour :

Vue panoramique : place de choix CHAMPAGNE !!! Non on déconne c’était du mousseux
Deux cendrillons pour un seul prince

Le bus c’est aussi le moment de recharger nos téléphones mais on ne comprend toujours pas la logique de mettre les prises au plafond ! C’est aussi l’endroit où il fait plus froid que dehors, en cause les bouches d’aération cassées. Tuto n°1 : boucher le trou d’aération avec un boeuff et du PQ.

Nous voilà donc parties pour notre aventure. Nous nous sommes rendues à la station de bus de Buenos Aires pour prendre nos premiers billets argentins et démarrer notre itinéraire vers notre première destination qui serait la ville de Pergamino située à environ 300kms de la capitale. Durant ce trajet nous avons gardé nos billes ouvertes pour se saisir des premiers paysages de ce pays magnifique.
Arrivées en début de soirée à Pergamino, les hôtes avec qui nous allions travailler étaient présents sur le quai pour nous récupérer et nous emmener à l’hôtel pour la première nuit. Nous avons donc fait la rencontre d’une partie de l’équipe du pôle sol de l’Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria (INTA): Adrian, Luis et Ana avec qui nous avons passé la soirée.
Le lendemain, un autre membre du pôle sol, Alicia, est venue nous chercher à l’hôtel pour nous déposer sur le campus de l’INTA qui serait notre lieu de vie et de travail pour une semaine. Nous logions dans une petite (et vieille) maison que nous partagions avec trois autres femmes. L’équipe s’était organisée pour nous prêter couettes, oreillers et chauffage d’appoint (sans quoi nous aurions probablement fini en glaçon avant la fin de la semaine).

Petit havre de paix et haut lieu de regroupement de punaises

La cuisine, son ballon d’eau et son chauffage d’appoint. En Argentine l’eau est très salée, donc pour éviter un transit aussi rapide que le TGV il vaut mieux se résigner à boire l’eau en bouteille.
Petite phrase d’Alice un soir : « Ah ! J’ai l’impression de boire la tasse ! ».

Nous avons pris nos marques durant la première journée et avons rencontrés les personnes formidables qui allaient nous aider à découvrir une partie du contexte agricole argentin. Nous avons également tissé des liens d’amitié avec des pensionnaires du campus qui n’arrêtèrent plus de nous suivre. Nous étions loin d’imaginer que nous allions devenir des “Punks à chiens argentins”.

Nos (premiers) fidèles compagnons, en effet ce ne sont pas les seuls amis à quatre pattes que nous avons rencontrés. Faute de se souvenir de leur nom donné, nous les appellerons Ffifi ou Loulou pour notre histoire.

Intégrées par des personnes accueillantes, nous avons partagé d’agréables moments, immergées dans la culture argentine pour la première partie de notre séjour.
Nous vous présenterons plus amplement l’équipe, leurs travaux et ce que nous avons appris (le tout accompagné de délicieuses photos) dans les articles suivants. Continuez de nous suivre!

Le Trio Bordelais