CARO, UNE FEMME PLEINE DE VIE

caro

Parce que tout le monde a un avis sur l’agriculture, voici celui de Caroline, qui a fait ses études en Commerce. Son point de vue extérieur est intéressant car différent, mais elle nous en dit aussi un peu plus sur ce qu’elle pense des grandes écoles…

« – Bonjour Agrophilia,

Je suis Caroline THACH, j’ai 25 ans et je suis diplômée depuis juin 2016 de l’Ecole Supérieure de Commerce de Clermont-Ferrand. Depuis Septembre 2016, je vis actuellement à Hamburg, ville où j’effectue un VIE en tant qu’assistante acheteuse chez Airbus/CMT+. (Pour en savoir plus sur les VIE : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10040)

Au sein d’une école de commerce on se destine et se consacre à étudier le secteur du marketing ou de l’analyse financière. On apprend à évoluer au cœur des multinationales. Il n’en est rien. Aujourd’hui, je connais des camarades de classe qui ont totalement changé de voie pour être pâtissier à Sydney, professeur de yoga à Paris, enseignant dans une école, moi-même pendant mes années d’ESC, j’ai occupé un poste de contrôleur SNCF dans les trains, ce qui m’a permis d’occuper un poste de chargée d’affaires internationales par la suite, lors de ma dernière année d’école de commerce en alternance.

Notre société est constamment en train de changer, les tendances s’inversent et les codes sont bousculés. Aujourd’hui, par exemple lorsque je cherche du travail, je ne ressens pas le besoin de postuler. Je peux rendre mon CV visible sur les réseaux sociaux professionnels ou encore créer un profil sur des « jobboards « et ce sont les recruteurs qui me contactent. Cela permet également de s’intéresser à des domaines dont on ne connaissait même pas l’existence.

Mon monde pour demain : 

Un monde ou les inégalités s’effacent progressivement entre les personnes défavorisées et les personnes aisées. Le chemin est encore très long…

Concernant l’agriculture : 

Je n’ai pas de lien direct avec l’agriculture. Cependant, j’ai de la famille au Vietnam qui travaillent dans les rizières et cultivent eux-mêmes leurs produits. Lorsque je me rends au Vietnam, je me régale à chaque repas concocté par ma famille. Consommer des produits frais issus de la culture familiale n’a pas de prix. C’est un travail énorme et fatiguant de cultiver son riz et ses propres aliments, cela demande rigueur et attention afin d’obtenir un résultat de qualité.

Les débats actuels bio/végan : 

Je ne consomme pas spécialement de produits bios car j’estime que cela incite uniquement à faire payer plus cher les consommateurs. On est conditionnés à penser la logique suivante : « Plus c’est cher, plus la qualité est bonne».

En conséquence, le combat bio VS viande ne devrait même pas exister. »

Merci Caro pour ton ressenti sur la société actuelle