AGROPHILIA À LA RECHERCHE DES AUSSIES

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Un combat de taille : Annabel & un road-train !
14 fois plus grande que la France, l’île Australienne est surprenante par sa force agricole car elle possède une superficie littéralement « énorme » et de multiples types de terres et de climats. Elle pourrait être décrite par certains comme la petite soeur des Etats-Unis lorsque nous observons les tendances et les paysages mais il faut tout de même le dire  » la touche British est belle est bien présente. »

Au beau milieu de l’eau, elle est en quelque sorte protégée des autres. Le pays est quasi-vide et neuf à la différence de la France qui est « vieille » en terme d’histoire et aussi de culture et la France contient beaucoup de personnes sur un territoire beaucoup plus petit. L’Australie est dons un pays qui n’a pas fini de changé et de voir de nouvelles visions pour l’avenir. Regardez, reprenons l’exemple de South-Pacific Seeds que nous avons visité en Nouvelle-Zélande et en Australie qui aujourd’hui a un poids important dans la multiplication des semences car la société fait partie de l’hémisphère sud.

L’Australie est aussi le nouvel eldorado des jeunes affamés d’aventures qui souhaitent réaliser un PVT et connaître une vie différente de leur routine. « Alors oui, aller en Australie c’est différent de la France après restez calme, l’Australie n’est pas vraiment un pays différent de la France. Vous ne serez pas perdus! J’avoue tout de même que les 9000 kilomètres parcourus à travers ce pays, entre désert et océan, m’ont fait rêver et qui sait, Agrophilia fera peut-être une autre aventure en Australie .

Si je devais raconter un de mes meilleurs moments je choisirais sans hésiter la fabuleuse rencontre avec les road trains MEN. Pilote dans l’âme, le chauffeur s’arrête (je vous dirai bien son nom mais entre son accent et le bruit des autres camions autour, je dirais que c’était Jacques alors que pas du tout. Ahah) et me montre son engin de terreur tout droit sorti du film Mad Max. Environ 170 bestiaux prêts pour aller goûter l’herbe d’un autre enclos. Je me demandais pourquoi ils les transportaient mais en fait c’est simplement pour leur donner une autre nourriture dans un autre lieu.

Curieuse comme je suis me voilà en train d’escalader le camion pour aller voir la demeure du chauffeur et je me trouve encore plus petite que je ne le suis déjà. Ce dernier rigole et n’a pas l’air mécontent de ses allers-retours et reste discuter de bon coeur. Avec ses 3 remorques qui le suivent, ce n’est pas de la rigolade. D’autres camions s’arrêtent pour leur pose habituelle et d’un signe de main à travers la vitre offre un mouvement amical accompagné d’un sourire et bien-sûr le fameux « Hey man!« . Ceci m’a rajoutée du piquant dans mon observation agricole.

La dernière partie sera liée au WWOOFING et HELPX :
(écrite grâce à mon expérience et également des retours obtenus par diverses personnes, après ce n’est pas une généralité)

Populaires depuis quelques années, le WWOOFING ou encore Helpx séduit de plus en plus de jeunes aventuriers. Le principe est simple, donner un coup de main en échange du gîte et du couvert, ordinairement dans le milieu agricole. Agrophilia a donc enquêté et testé pour vous. Cette pratique plus que répandue en Europe, l’est aussi particulièrement aux antipodes de la France, en Australie et Nouvelle-Zélande. Personnellement mon expérience eu lieu dans ce dernier, la première fois dans une ferme, la deuxième dans un gîte.

Déjà, pourquoi ces pays ? On ne va pas se le cacher, le principal intérêt de cette pratique est l’économie d’argent tout en voyageant, tout en découvrant un nouveau pays. L’aspect pédagogique tant venté par ces groupes n’est en effet pas l’intérêt principal. Pour ou contre, les débats divisent la toile, et après l’avoir essayé je ne peux que le confirmer !

Oui, à la base, le wwoofing part d’une bonne intention : des fermes dans les zones rurales, peuvent acceuillir des personnes (principalement des villes) afin de les aider et leur faire apprendre, et pourquoi pas aimer leur métier. Le problème, qui est flagrant, est la limite posée par le professionnel. Imaginez, de la main d’oeuvre gratuite ? Dans les 95% des cas, les WWOOFers ne sont pas formés, et s’ils débarquent ici c’est pour apprendre et vivre pas cher, vrai n’est-ce pas ? Il y a deux grandes hypothèses qui sautent aux yeux : d’une le « fermier » reçoit des (jeunes) personnes parce qu’il aime son métier et rencontrer des gens, il est fier de se qu’il fait et veut transmettre son savoir ; de deux, le fermier est surchargé de travail, surtout celui bien pénible, mais il ne gagne pas assez bien sa vie pour embaucher, alors il retrouve dans le WWOOFING la parfaite équation entre mains d’oeuvres pas chère et simplicité.

« Oui, il y a de ça aussi, devenir wwoofers ou prendre des wwoofers c’est facile, en quelques clics vous pouvez le devenir. »

Comme tout – malheureusement – cette pratique sur le papier est géniale, non ? On voit tout de suite l’intérêt de pouvoir apprendre, échanger, partager de la connaissance, particulièrement dans des zones rurales et pour les savoirs qui se perdent. C’est une grande action sociale. Le wwoofer quant-à lui est libre, il n’est pas soumis à un contrat de travail, il peut aller et se détacher complètement de sa mission si elle ne lui convient pas, ainsi « je veux apprendre, je vais apprendre ». Le revers de la médaille en revanche ne gâche pas tout, mais nuit gravement à l’idée du concept. Trop, bien trop de professionnels abusent de cette pratique ; et il ne faut pas l’oublier, tous les professionnels ne sont pas bons enseignants non plus…. Imaginez un monde où chacun pourrait être professeur, et en plus sans programme !

Entre dérives et joie de vivre il n’y a qu’un pas…

Mais il est vrai, que pour voyager, tout en apprenant quelque chose, et créer une relation intime avec un autochtone pendant une longue période est souvent une expérience unique, économique et enrichissante. Vous savez, même une mauvaise expérience reste une bonne leçon, sur les bonnes pratiques, les mauvaises, comprendre et connaitre cette part obscure de notre société… oui, jusqu’à ce point.

Aujourd’hui, pour moi, il y a plus d’espoirs à mettre dans Helpx que dans le Wwoofing. C’est plus varié, vous pouvez découvrir plus de métiers, plus de diversités de gens, mais c’est mon avis personnel. Je recommande vivement d’essayer la vie à la ferme pendant quelques jours, semaines, ou mois, mais surtout essayez de varier… C’est comme un stage dans un restaurant, votre expérience ne sera pas la même si vous travaillez au Fouquet’s ou à Planète Kebab, vous voyez ?

« Après dans les sociétés agricoles, cette pratique de l’apprentissage est assez controversées. Souvent les sociétés ne considèrent pas cela comme un bon moyen d’apprendre ou de s’améliorer mais après tout dépend d’où on tombe… »