LE SEUL ÉTABLISSEMENT VINICOLE DE CORÉE

chateau maniLe Château Mani

(…mais pas le seul vin disponible sur le territoire)
Qui l’aurait cru, en Corée du Sud ils font du vin. Il fallait absolument qu’Agrophilia aille leur rendre visite. C’est ce que j’ai fait, avec des expatriés français (Arthur et Sébastien) rencontrés la veille, comme si l’appel du vin était irrésistible pour nous Français : direction le Château Mani à quelques kilomètres de Daegu !

Arrivés là-bas, nous faisions un peu tâche avec notre petite voiture grise où nous rentrions à peine dedans face à ce monument et ces restaurants hauts de gamme. Lors de notre discussion avec la femme du créateur, nous apprenons que la visite ne peut seulement se faire en Coréen. Heureusement, que mes acolytes vivent ici et qu’ils ont pu me traduire au maximum ce qu’ils pouvaient faire et que je puisse poser certaines questions.

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Le fils de Byung-Tae Yoon

Byung-Tae Yoon est le créateur du Chateau Mani. Il est pionnier dans ce domaine dans son pays et ses divers voyages en France et en Italie l’ont tant subjugués qu’il a décidé de créer son propre vin avec les techniques apprises à l’étranger. Pour lui, c’est un vrai art qui porte sur la sincérité de l’humain et de l’esprit. Youngdong est une région où les terres sont entourées de hautes montagnes comme Chupungryeong, Minjujisan et Deohyusan où les températures sont propices pour la production de raisins sucrés. Donc, ici est le meilleur endroit par son climat et ses sols pour la viticulture.

Le fils du créateur nous explique que la coccinelle est la mascotte pour les vins en Corée et aussi le symbole du Chateau Mani. (« que c’est chou »). Pourquoi une coccinelle ? C’est tout simplement pour la symbolique forte d’un l’environnement propre. Le nom Mani provient de la montagne Mani haute de 680 m et rappelant les vieux chateaux. La première brassée s’est faite en 1994.

En continuant la visite, nous apprenons que 25 personnes y travaillent et que lors des vendanges plus de personnes peuvent y travailler. Puis, nous arrivons dans le chai et apprenons que les fûts sont en chênes et les bouchons en liège . (« comme en France »). En 2008, ils commencent la production de cognac.

En discutant avec le fils, il explique que les vignes ne leur appartiennent pas directement car l’achat est très cher en Corée ; mais ce qui m’a vraiment surprise est de voir que les vignes sont suspendues en hauteur (apparemment c’est plus pratique à la cueillette), après je ne peux confirmer que c’est le cas partout car nous avons croisé sur le chemin du retour un certains nombres de vignes guère plus hautes que celles existantes en France. Elles sont par contre sous des bâches.

 

La dernière partie de mon article sera sur l’impressionnant merchandising de la marque qui a duré la moitié de la visite.  Entre des étiquettes réalisées par des artistes peintres du monde entier, puis les consommateurs peuvent avoir leur propre étiquette à leur effigie (certains Coréens le font pour leur mariage), ou encore les bouteilles en porcelaine ou « habillées ». Le domaine a également des articles dérivés en tout genre et des bassins pour des massages de pieds au vin, à croire que le marketing prône sur la qualité et la production du vin.

Je conclurai ainsi sur la dégustation que nous avons pu obtenir. La dégustation s’est réalisée dans des petites coupelles d’aluminium. La plupart des vins sont très sucrés (ce que nous pourrions assimiler à du pineau des Charentes ou le Floc de Gascogne), doux et légèrement acidulés en fin de bouche. Il s’agit plus selon moi de vins d’apéritif que de vins de table, mais cela ne retire pas qu’ils étaient bons. Apparemment, le fils nous disait que c’était le souhait des Coréens trouvant les vins Européens trop forts pour leur palais.

Une très bonne visite surprenante avec de nouveaux amis…