LES UNIVERSITÉS JAPONAISES

Lors de ce périple au Japon je me suis intéressée à la vision de ce pays en passant par les universités car ce sont elles qui créent les futurs agriculteurs et professionnels du secteur de demain. Il a été aussi difficile de connaître leur point de vue, chaque personne reste discrète et ne souhaite pas communiquer directement sur ce qu’ils font et ce qu’ils prônent dans leur université. Il a même été remarquable de réaliser qu’ils me répondaient que lorsque je leur faisais part de vouloir reprendre une exploitation et faire partie de leur cursus. C’est à ce moment, que les employées chargés d’exchange students viennent à moi et me parler afin de comprendre ma demande.

Je suis donc aller à la rencontre de 3 universités d’agriculture Japonaises:

  • La première fut celle de Tokyo. Un peu éloignée du centre de la ville, je me perds dans la banlieue et comment vous dire que la communication non verbale avec les riverains m’a légèrement ralentie dans mon élan. Arrivée là-bas, je me dirige vers le musée de l’université qui montre comment grâce au riz on crée le saké, le fonctionnement des fermes et comment elles étaient d’antan, principalement en bois. De plus, ils ont une collection d’animaux et de poules naturalisés.
    Puis nous pouvons parcourir leur sorte de ferme expérimentale à la fin de la visite. Un endroit clos qui m’a certes appris sur la végétation et sur ce qu’ils veulent faire dans les prochaines années car ils analyses les animaux d’autres pays pour les introduire au Japon, néanmoins, voir des animaux dans des cages et des toutes petites surfaces comme pour la tortue qui ne fait que des aller-retours. Un mal de coeur qui me freine sur l’idée que ce pays est soit-disant pour la préservation des animaux ; mais la chose qui m’a réellement stoppée est celle de voir un iguane accroché par le cou dans un arbre avec une chaine.

Où sommes-nous ? Bref, l’expérience ne m’a pas totalement convaincue donc je fais un sot à l’université.

Une personne me reçoit et après plusieurs minutes je la convainc de pouvoir avoir accès aux programmes de l’université en soulignant le fait que je suis attirée par la préservation des sols

Le début de l’explication me montre une connivence avec la France où des séances en labo sont mises en avant. Mais la désillusion arrive lorsque les prix élevés de scolarité sont annoncés, mais comme on dirait :

« cela reste du privé donc ne jugeons pas trop vite », et même si certains contenus valorisent la préservation des ressources, la biotechnologie a une grosse part. L’OGM serait-il l’option par excellence?

Je demande ensuite par curiosité: si je réalise mes études ici, puis-je reprendre une exploitation au Japon? On me répond directement: ceci est relativement complexe, ici les exploitations ne sont pas tant dans une optique d’export mais de famille. J’ai trouvé cela intéressant sur l’envie de garder les ressources et de faire de l’agriculture la transmission du patrimoine.

  • Ensuite, je pars en direction de l’université de Kyoto. Vous n’allez pas être surpris les programmes sont similaires. Diverses données sont présentes sur l’horticulture, les forêts… mais surtout la biotechnologie, la science et la technologie. Une vision intéressante.

Les frais de scolarité reste eux aussi élevés même si l’université peut être publique. Lorsque nous regardons, les plaquettes de l’école, les carrières n’ont pas l’air très positionnées dans les champs pour les personnes finissant leur cursus.

  • Pour terminer, l’université qui m’aura marquée sera celle de Tottori University dans la région aride du Japon où se situent les seules dunes nippones. Divers échanges avec des professeurs m’ont montrés qu’ils étaient très ouverts aux échanges et ils me rappellent tout de même que la plupart des étudiants en échange sont des Africains. Ayant des cours basés sur les climats arides, ils valorisent les personnes qui trouvent des réponses à ce sujet.

On m’a dirigé vers le professeur basé dans l’économie agricole vu mon profil. J’ai donc contacté cette autre personne qui m’explique que la plupart des personnes font des recherches pour l’Afrique et peu se focalisent sur le cas Japonais. Elle me rappelle que sa spécialité est basée sur les pays d’Asie du Sud-Est et qu’elle est le professeur basée sur le management agricole, sûrement mon MBA lui a fait ’tilt ». Elle me passionne par l’envie qui les spécialise dans les terres arides car cette partie du Japon y fait face. Puis, elle continue en me rappelant que beaucoup de sols Japonais sont composés de cendres volcaniques ce qui est propice à l’agriculture et que le climat est bien évidemment bon pour le riz. L’université de Tottori a introduit par ses sables sablonneux la culture appropriée, telle que « rakkyo » (ciboule japonaise). Ils ont
également introduit des technologies d’économie d’eau, telle que l’irrigation par goutte qui peut être présentée aux autres terres sèches.

J’espère que ces données sur les universités auront pu vous éclairer. J’ai été surprise que certaines visions ressemblent plus aux techniques retrouvées aux USA alors qu’auparavant j’imaginais le Japon plus tourné sur des optiques à l’Européenne.

A voir comment le monde va tourner pour qu’on puisse garder une agriculture propre et durable.

 

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